
Nous avons été une famille nombreuse. Aujourd’hui, les grands ont quitté le nid, mais pendant des années, notre maison a été pleine de vie, de bruit, de passages, de jeux… et parfois d’un joyeux bazar. ❤️ Avec le polyhandicap de Clémence, notre maison a forcément dû s’adapter. Mais elle ne s’est pas transformée en lieu médical. Elle s’est surtout adaptée à notre famille atypique. Le salon est devenu une aire de jeux, un espace de vie, parfois un lieu de soins, parfois une salle de motricité, parfois simplement l’endroit où tout le monde se retrouvait. Il y avait les fauteuils, les sièges adaptés, les jeux, les tapis, les frères et sœurs, les copains, les repas autour de la table, les fêtes, Noël… et Clémence au milieu de tout cela. Toujours avec nous. Nous avons essayé de faire en sorte que Clémence ne vive pas à côté de la famille, mais dans la famille. Le handicap oblige à adapter beaucoup de choses : le mobilier, les déplacements, les sorties, le rythme de vie. Mais il apprend aussi à regarder autrement ce qui est vraiment important. Chez nous, l’important a toujours été de pouvoir être ensemble. Et quand je regarde aujourd’hui toutes ces photos, je ne vois pas d’abord le matériel, le fauteuil ou le polyhandicap. Je vois une maison remplie d’enfants, une famille qui vivait, et Clémence qui en faisait pleinement partie. 🦋 Les grands ont grandi, certains ont quitté la maison, la vie a changé… mais cet esprit-là est toujours resté.
0 · 0
Torna al ritratto