Ritratto di Clémence
Je m'appelle ClĂ©mence, je suis nĂ©e le 8 janvier 2009 et je suis atteinte du syndrome de Rett. MalgrĂ© les dĂ©fis de mon quotidien, je profite de chaque instant avec ma famille et les personnes qui m'accompagnent. Ă travers ce portrait, nous souhaitons partager mon histoire, mes progrĂšs et faire mieux connaĂźtre le syndrome de Rett. đ
Nous avons Ă©tĂ© une famille nombreuse. Aujourdâhui, les grands ont quittĂ© le nid, mais pendant des annĂ©es, notre maison a Ă©tĂ© pleine de vie, de bruit, de passages, de jeux⊠et parfois dâun joyeux bazar. â€ïž Avec le polyhandicap de ClĂ©mence, notre maison a forcĂ©ment dĂ» sâadapter. Mais elle ne sâest pas transformĂ©e en lieu mĂ©dical. Elle sâest surtout adaptĂ©e Ă notre famille atypique. Le salon est devenu une aire de jeux, un espace de vie, parfois un lieu de soins, parfois une salle de motricitĂ©, parfois simplement lâendroit oĂč tout le monde se retrouvait. Il y avait les fauteuils, les siĂšges adaptĂ©s, les jeux, les tapis, les frĂšres et sĆurs, les copains, les repas autour de la table, les fĂȘtes, NoĂ«l⊠et ClĂ©mence au milieu de tout cela. Toujours avec nous. Nous avons essayĂ© de faire en sorte que ClĂ©mence ne vive pas Ă cĂŽtĂ© de la famille, mais dans la famille. Le handicap oblige Ă adapter beaucoup de choses : le mobilier, les dĂ©placements, les sorties, le rythme de vie. Mais il apprend aussi Ă regarder autrement ce qui est vraiment important. Chez nous, lâimportant a toujours Ă©tĂ© de pouvoir ĂȘtre ensemble. Et quand je regarde aujourdâhui toutes ces photos, je ne vois pas dâabord le matĂ©riel, le fauteuil ou le polyhandicap. Je vois une maison remplie dâenfants, une famille qui vivait, et ClĂ©mence qui en faisait pleinement partie. đŠ Les grands ont grandi, certains ont quittĂ© la maison, la vie a changé⊠mais cet esprit-lĂ est toujours restĂ©.
ClĂ©mence, Juliette et Gabriel â 2013. â€ïž Une photo toute simple, un moment de vie Ă la maison, tous les trois ensemble. ClĂ©mence avec sa sĆur Juliette et leur frĂšre Gabriel, disparu en 2015. Quand on regarde ces images aujourdâhui, elles prennent forcĂ©ment une autre dimension. Sur le moment, ce nâĂ©tait quâun instant du quotidien : des jouets, des enfants, du bruit, des regards, une maison qui vit. Avec les annĂ©es, ces petits moments deviennent des souvenirs prĂ©cieux. DerriĂšre le portrait de ClĂ©mence, il y a aussi toute une histoire de famille. Une histoire faite de joies, de difficultĂ©s, de complicitĂ©, dâamour⊠et de ceux qui restent pour toujours avec nous, mĂȘme lorsquâils ne sont plus lĂ . 2013. Tous les trois. Un souvenir que le temps ne pourra jamais effacer. đŠâ€ïž
Pouvoir faire du vélo avec les guidons HCP, relier le vélo au fauteuil, partir en promenade et simplement profiter du soleil⊠ce sont aussi des moments précieux pour Clémence.
Ce ne sont pas seulement des sorties. Ce sont des instants de libertĂ©, de mouvement, dâair frais, des moments oĂč lâon sort du cadre des soins et du quotidien pour simplement vivre quelque chose ensemble.
Sentir le soleil, avancer au grand air, partager une balade en famille⊠ce sont des petits bonheurs qui comptent énormément.
Avec le handicap, chaque activitĂ© demande souvent du matĂ©riel adaptĂ©, de lâorganisation et de lâĂ©nergie. Mais quand cela devient possible, la joie est immense.
Ces promenades Ă vĂ©lo font partie de ces moments simples et forts Ă la fois, oĂč lâon profite pleinement de la vie. đŠ
En 2015, nous sommes partis au Futuroscope avec ClĂ©mence. Un de ces souvenirs qui comptent. â€ïž Avec ClĂ©mence, les sorties demandent toujours un peu plus dâorganisation, dâanticipation et parfois une bonne dose dâadaptation⊠mais ce sont justement ces journĂ©es-lĂ que lâon garde prĂ©cieusement. DĂ©couvrir les attractions, les lumiĂšres, les spectacles, changer complĂštement de dĂ©cor et simplement profiter dâun moment en famille. Le syndrome de Rett prend beaucoup de place dans notre quotidien, mais nous avons toujours essayĂ© de faire en sorte quâil ne prenne pas toute la place. Ces souvenirs de 2015 font aussi partie de lâhistoire de ClĂ©mence : des soins, des difficultĂ©s, des hospitalisations parfois⊠mais aussi des voyages, des sorties, des dĂ©couvertes et des moments heureux. Parce que derriĂšre le handicap, il y a avant tout une vie Ă vivre. đŠ #ClĂ©mence #SyndromeDeRett #RE2T #Futuroscope #Souvenirs #Famille #Polyhandicap #RettSyndrome
Il y a eu une pĂ©riode oĂč lâhĂŽpital faisait presque partie de notre quotidien. Toutes les 5 Ă 8 semaines, ClĂ©mence Ă©tait de nouveau hospitalisĂ©e. Des pneumopathies, des infections, des moments oĂč il fallait repartir aux urgences, attendre, surveiller, espĂ©rer que cette fois encore elle remonte la pente. Ces photos datent de cette pĂ©riode. On y voit les perfusions, les fils, lâoxygĂšne, la fatigue⊠mais on y voit aussi ClĂ©mence. Son regard, son sourire qui revenait parfois au milieu de tout ça, et cette incroyable capacitĂ© Ă continuer. Quand on vit avec le syndrome de Rett, il nây a pas seulement le handicap visible au quotidien. Il y a aussi ces pĂ©riodes plus difficiles, les complications respiratoires, les hospitalisations, lâinquiĂ©tude permanente au moindre signe inhabituel. Pour nous, parents, chaque retour Ă la maison Ă©tait une petite victoire. â€ïž Aujourdâhui, quand je regarde ces photos, je me souviens Ă©videmment de la peur et de lâĂ©puisement. Mais je me souviens surtout de tout ce que ClĂ©mence a traversĂ©. DerriĂšre son portrait, il y a aussi cette histoire-lĂ . Une histoire faite de moments trĂšs difficiles, mais aussi dâune sacrĂ©e envie de vivre. đŠ #ClĂ©mence #SyndromeDeRett #RE2T #RettSyndrome #Polyhandicap #Handicap #Hospitalisation #Pneumopathie #Famille #PortraitRE2T
Pour créer cet espace de vie pour Clémence, il a d'abord fallu décaisser le sol. Les premiers temps, c'était uniquement à la pioche et à la pelle. Des mois d'efforts.
Ensuite, nous avons dû réaliser un puisard, la maison étant en sous-bassement, afin de gérer les eaux correctement.
Puis est venu le temps des sacs⊠et des sacs de bĂ©ton. En pleine chaleur estivale, nous avons coulĂ© une dalle de 10 cm, centimĂštre par centimĂštre, avec un seul objectif : offrir Ă ClĂ©mence un endroit oĂč elle puisse profiter pleinement de l'extĂ©rieur avec nous.
Aujourd'hui, nous profitons enfin de cette journée grise et de ses 22 °C pour déjeuner dehors. AprÚs les nombreuses journées de canicule qui nous ont tant éprouvés, ce simple repas en famille prend une valeur toute particuliÚre.
Ces moments sont précieux. Ils nous rappellent pourquoi nous avons consacré autant de temps, d'énergie et de courage à ce projet.
Pour ClĂ©mence. Pour notre famille. â€ïž
Nous sommes allĂ©s au cinĂ©ma voir Vaiana, et elle a adorĂ© ! Son personnage prĂ©fĂ©rĂ© ? John Johnson. La voir rire, s'Ă©merveiller et vivre pleinement le film a rendu ce moment encore plus spĂ©cial. Un beau souvenir partagĂ© tous les deux. đșâš
Sur ces photos, Clémence est encore un bébé comme les autres.
Elle sourit, découvre le monde, s'endort paisiblement dans les bras de sa maman, joue avec son grand frÚre et grandit entourée d'amour.
Ă ce moment-lĂ , rien ne laisse imaginer que quelques mois plus tard, notre vie basculera avec le diagnostic du syndrome de Rett.
Ces images sont précieuses. Elles nous rappellent qu'avant la maladie, il y avait simplement une petite fille pleine de vie, de curiosité et de promesses.
Aujourd'hui encore, lorsque nous regardons ces souvenirs, nous ne voyons pas le syndrome de Rett. Nous voyons Clémence. Notre fille.
Parce qu'avant d'ĂȘtre une maladie rare, le syndrome de Rett est avant tout l'histoire d'une enfant, d'une famille et d'un amour immense. đ
đ Photos de ClĂ©mence entre ses premiers mois et sa premiĂšre annĂ©e de vie.
#SyndromeDeRett #Clémence #RE2T #RettFamily #MaladieRare #Souvenirs #Espoir
Modificato 3 ottobre 2026
Comme chaque annĂ©e, lâassociation LâEstelada nous offre une journĂ©e absolument inoubliable. đ
Pour ClĂ©mence et pour nous, câest toujours un moment trĂšs attendu : une journĂ©e au Golf de BillĂšre, pleine de rencontres, de sourires, de partage et de beaux souvenirs⊠puis, le soir, une superbe soirĂ©e show pour terminer cette journĂ©e en beautĂ©. âš
Ces moments comptent énormément. Ils permettent de sortir du quotidien, de profiter simplement, de rire, de rencontrer du monde et surtout de voir Clémence vivre une journée différente, entourée de personnes bienveillantes.
Un immense merci Ă toute lâĂ©quipe de LâEstelada, aux bĂ©nĂ©voles, aux partenaires et Ă toutes les personnes qui rendent cette journĂ©e possible chaque annĂ©e. â€ïž
Des journĂ©es comme celle-ci, on les garde longtemps dans le cĆur.
#Clémence #SyndromeDeRett #RE2T #Lestelada #Inclusion #Handicap #Partage #Bénévoles #Merci
Modificato 25 agosto 2026
AprÚs quelques jours loin de sa chambre, Clémence a enfin pu retrouver son petit univers.
Ces derniers jours, la maison sâest transformĂ©e en petit chantier : le plafond de sa chambre avait besoin dâĂȘtre entiĂšrement repris, puis les peintures refaites pour lui redonner un espace propre, lumineux et agrĂ©able.
Plafond, prĂ©paration des murs, peinture, nettoyage⊠quelques jours de travail pour que tout soit prĂȘt avant son retour.
Et aujourdâhui, câĂ©tait le moment que jâattendais : voir ClĂ©mence redĂ©couvrir sa chambre.
Pour beaucoup, refaire une chambre, ce sont simplement quelques travaux.
Mais lorsque lâon accompagne au quotidien une personne en situation de handicap, on sait combien son environnement compte. Une chambre, ce nâest pas seulement lâendroit oĂč lâon dort. Câest un lieu oĂč lâon se repose, oĂč lâon Ă©coute de la musique, oĂč lâon regarde un film, oĂč lâon retrouve ses repĂšres et ses habitudes.
Câest aussi un endroit qui doit Ă©voluer avec elle.
Alors oui, il reste toujours des idĂ©es, des adaptations Ă imaginer et quelques amĂ©liorations Ă apporter⊠mais pour aujourdâhui, l'essentiel Ă©tait ailleurs :
ClĂ©mence est rentrĂ©e dans sa chambre. đ
Et aprĂšs plusieurs jours de travaux, retrouver son regard et la voir reprendre tranquillement possession de son espace, câest probablement la plus belle façon de terminer ce chantier.
Bienvenue chez toi, ClĂ©mence. đŠđ
Modificato 21 agosto 2026
Il y a des journées toutes simples qui, avec le temps, deviennent de vrais souvenirs.
En ce mois de juin 2017, nous avions profité d'une belle journée pour une sortie avec Clémence au Domaine de Sers, à Pau. Un peu d'herbe, des jeux, du soleil et surtout du temps passé dehors, loin du quotidien.
Clémence observe beaucoup. Elle prend le temps de regarder ce qui l'entoure, les enfants qui jouent, les personnes qui passent, les arbres, les mouvements autour d'elle. Parfois assise tranquillement dans l'herbe, parfois installée sur les jeux, elle découvre le lieu à sa façon.
Avec le syndrome de Rett, une sortie ne se vit pas toujours comme pour les autres enfants. Les gestes sont diffĂ©rents, la communication aussi. Mais cela n'empĂȘche pas de profiter, de dĂ©couvrir et de partager.
Pas besoin d'un événement extraordinaire. Une promenade, quelques jeux, un coin de verdure et Clémence au milieu de tout cela.
Aujourd'hui, revoir ces images nous rappelle combien ces petits moments comptent. Ce sont eux qui, année aprÚs année, construisent son histoire.
đ Un souvenir de ClĂ©mence, quelque part en juin 2017.
Modificato 21 agosto 2026
Clémence profite simplement de sa journée à la maison. Ses jouets sont installés devant elle, avec leurs couleurs, leurs formes et leurs petits bruits. Elle observe, touche, manipule à sa façon⊠et nous rappelle que le jeu peut prendre beaucoup de formes.
à cette époque déjà , il fallait apprendre à regarder autrement.
Avec ClĂ©mence, un geste qui peut sembler tout petit prend parfois une autre dimension : attraper un objet, sây intĂ©resser quelques instants, choisir oĂč poser son regard, essayer encore. Ce sont ces petites choses du quotidien que lâon finit par connaĂźtre par cĆur et que lâon apprend Ă apprĂ©cier.
Et puis il y avait ce petit cheval Ă bascule. đŽ
InstallĂ©e dessus, ClĂ©mence trouvait une autre façon de bouger, de ressentir le mouvement et de profiter de l'instant. Pas besoin de grandes performances : simplement ĂȘtre lĂ , essayer, dĂ©couvrir et vivre le moment.
Sur d'autres photos, on retrouve aussi ses petites lunettes rouges, ses cheveux en bataille et ce regard bien Ă elle.
Quand on regarde ces images plusieurs années aprÚs, on ne voit finalement pas seulement des jouets ou une journée passée à la maison.
Modificato 21 agosto 2026
Papa a toujours aimé bricoler.
Et quand quelque chose nâexistait pas vraiment pour moi⊠il essayait tout simplement de le fabriquer lui-mĂȘme. đ
Cette fois, son idĂ©e Ă©tait de me construire un fauteuil adaptĂ©, confortable, inclinĂ© juste comme il fallait et pensĂ© pour que je puisse ĂȘtre bien installĂ©e Ă la maison.
Alors quelques planches, des mesures, beaucoup de réflexion⊠et surtout plusieurs essais avec moi comme testeuse officielle !
Au dĂ©but, cela ressemblait surtout Ă un drĂŽle dâassemblage en bois.
Puis petit Ă petit, mon fauteuil a pris forme.
Et Ă©videmment, Papa ne pouvait pas simplement acheter quelque chose de tout fait : il fallait que ce soit fait maison et spĂ©cialement pour moi. đ
Ces photos racontent aussi une grande partie de mon enfance : chercher des solutions, adapter, inventer et ne pas toujours attendre que le matériel idéal existe.
đ Papa bricolait⊠et moi, je testais. Une belle Ă©quipe !
Modificato 21 agosto 2026
Avec Maman, il y a toujours eu beaucoup de cĂąlins, de bisous et de tendresse.
Jâaime me blottir contre elle, poser ma tĂȘte sur son Ă©paule, sentir ses bras autour de moi⊠Ces moments me rassurent et me font du bien.
Sur ces photos, pas besoin de grands discours.
Un regard, un sourire, une joue contre la sienne⊠et toute notre complicité est là .
Avec le syndrome de Rett, je ne peux pas toujours dire avec des mots ce que je ressens.
Mais pour les cĂąlins avec Maman, je crois que mon visage parle trĂšs bien Ă ma place. đ
Il y a les soins, les rendez-vous, les journĂ©es plus compliquĂ©esâŠ
Et puis il y a simplement ça :
Maman et moi, serrĂ©es lâune contre lâautre.
Et franchement, jâadore ça. â€ïž
Modificato 21 agosto 2026
Ă la maison, Papa avait dĂ©cidĂ© quâun salon pouvait aussi servir Ă autre chose quâĂ regarder la tĂ©lĂ©. đ
Alors les tapis de sol sont arrivĂ©s, les coussins, les jeux lumineux, les jouets⊠et petit Ă petit, notre salon sâest transformĂ© en vĂ©ritable terrain de jeux.
Un endroit oĂč lâon pouvait se retrouver tous ensemble, chacun Ă sa maniĂšre.
Moi, je pouvais profiter des lumiÚres, des couleurs, des mouvements et observer les autres jouer autour de moi. Il y avait toujours quelque chose à regarder, à toucher ou à découvrir.
Et surtout, je nâĂ©tais pas mise de cĂŽtĂ©.
Papa cherchait toujours des solutions pour que je puisse ĂȘtre au milieu des autres, participer et profiter moi aussi.
Le rĂ©sultat nâĂ©tait peut-ĂȘtre pas digne dâun magazine de dĂ©coration⊠đ
Mais pour nous, câĂ©tait beaucoup mieux :
un salon vivant, rempli de jeux, de frĂšres et sĆurs, de bruit, de couleurs et de souvenirs.
đ Papa nous avait fait un terrain de jeux⊠d
Modificato 21 agosto 2026
Ce jour-là , me voilà installée sur mon tracteur.
Je regarde le volant, je touche, jâexplore⊠et je dĂ©couvre lâengin Ă ma maniĂšre.
Avec moi, Papa cherche souvent comment rendre les jeux plus accessibles et plus intĂ©ressants. Le but nâest pas forcĂ©ment de faire exactement comme les autres enfants, mais de participer, dĂ©couvrir et prendre du plaisir.
Alors oui, jâai peut-ĂȘtre besoin dâun peu dâaideâŠ
mais une fois installĂ©e au volant, je suis prĂȘte Ă partir travailler aux champs ! đ
đ ClĂ©mence et son tracteur, une nouvelle petite aventure Ă la maison.
Modificato 21 agosto 2026
Et non⊠ce nâĂ©tait pas une soirĂ©e mexicaine ! đ
CâĂ©tait simplement Papa qui avait encore dĂ©cidĂ© de jouer avec moi.
Un chapeau trouvĂ© quelque part, un joli poncho rouge, et me voilĂ transformĂ©e en petite cow-girl le temps de quelques photos. Bon⊠je ne suis pas certaine dâavoir demandĂ© cette nouvelle tenue, mais Papa, lui, avait lâair trĂšs fier de son idĂ©e ! đ
Avec nous, beaucoup de souvenirs sont nés comme ça : un peu de rien, beaucoup de jeu et quelques éclats de rire.
Quand la communication est diffĂ©rente, il faut parfois inventer dâautres façons de partager. Un regard, une expression, une petite rĂ©action⊠Papa sait trĂšs bien quand quelque chose mâamuse, quand je me demande ce quâil est encore en train de fabriquer, et surtout quand il pousse la plaisanterie un peu trop loin !
Ces photos me font sourire parce quâelles racontent aussi notre complicitĂ©.
Papa adore jouer avec moi.
Et moi⊠je le laisse faire. Enfin, la plupart du temps. đ
đ Un petit souvenir de ClĂ©mence, simplement parce que les moments les plus ordinaires deviennent parfois les plus prĂ©cieux.
Modificato 21 agosto 2026
Pas besoin dâaller trĂšs loin pour vivre un joli moment de mĂ©diation animale.
Ce jour-lĂ , câest Ă la maison que ClĂ©mence a rencontrĂ© son petit compagnon : un cochon dâInde, tranquillement installĂ© Ă cĂŽtĂ© dâelle.
Au dĂ©but, elle observe. Elle regarde ce petit animal qui bouge doucement, qui vient prĂšs dâelle, qui cherche sa place. Puis le visage change, le sourire apparaĂźt⊠et la rencontre commence.
Avec ClĂ©mence, beaucoup de choses passent par les sensations, le regard et les Ă©motions. La prĂ©sence dâun animal permet justement de crĂ©er un Ă©change diffĂ©rent, sans avoir besoin de mots.
On regarde. On Ă©coute. On ressent. On attend que lâautre vienne Ă nous.
Et parfois, il suffit de quelques minutes pour voir apparaĂźtre ce magnifique sourire.
La mĂ©diation animale, ce nâest pas forcĂ©ment une grande sĂ©ance organisĂ©e. Cela peut aussi ĂȘtre un petit moment Ă la maison, dans un environnement rassurant, avec un animal calme et beaucoup de douceur.
Ces photos montrent surtout ce que nous recherchons depuis toujours pour ClĂ©mence : des occasions de dĂ©couvrir, de ressentir, dâinteragir et surtout de prendre du plaisir.
Parce quâun cochon dâInde posĂ© sur un lit peut paraĂźtre anodinâŠ
Mais quand on voit ce sourire, on sait que le moment, lui, ne lâĂ©tait pas. đ
ClĂ©mence â un petit moment de mĂ©diation animale Ă la maison.
Modificato 21 agosto 2026
Papa ne manque jamais dâimagination quand il sâagit dâadapter la maison pour moi.
Ce jour-lĂ , le salon avait presque disparu sous les tapis, les coussins, les jouets⊠et surtout sous une balançoire installĂ©e en plein milieu de la piĂšce. đ
Chez nous, il faut souvent inventer.
Quand certaines activitĂ©s sont plus compliquĂ©es Ă faire Ă lâextĂ©rieur, Papa cherche une autre solution. Il dĂ©place les meubles, installe des tapis au sol, sĂ©curise lâespace et transforme la maison pour que je puisse profiter, bouger et dĂ©couvrir de nouvelles sensations.
La balançoire, jâaime particuliĂšrement ça.
Le mouvement, le balancement, la sensation dâĂȘtre portĂ©e⊠tout cela devient un moment de plaisir, mais aussi une autre maniĂšre dâexplorer mon corps et mon environnement.
Alors oui, parfois notre salon ressemble davantage Ă une salle de jeux quâĂ un salon traditionnel !
Mais finalement, une maison doit surtout ĂȘtre adaptĂ©e aux personnes qui y vivent.
Et chez nous, cela signifie parfois avoir une balançoire devant la cheminĂ©e, des tapis de toutes les couleurs sur le sol et des jouets un peu partout. đ
Papa appelle probablement ça du bricolage.
Moi, jâappelle ça mon terrain de jeu. đ
Parce quâavec un peu dâimagination, on peut transformer quelques mĂštres carrĂ©s en un endroit oĂč je peux simplement profiter, expĂ©rimenter et ĂȘtre moi-mĂȘme.
Modificato 21 agosto 2026
Chez nous, Papa cherche toujours des petites astuces pour rendre le quotidien plus agréable.
Ce jour-lĂ , câĂ©tait lâheure du bain⊠mais pas question pour autant de se priver de mon dessin animĂ© ! đ
Alors quelques minutes plus tard, voilĂ lâinstallation : la tablette posĂ©e juste devant la baignoire, suffisamment prĂšs pour que je puisse regarder tranquillement pendant que je profite de lâeau.
Avec moi, beaucoup de choses passent par ces petits aménagements.
Un objet déplacé, une tablette installée au bon endroit, une activité adaptée⊠et une situation ordinaire peut devenir un vrai moment de plaisir.
Et visiblement, lâidĂ©e Ă©tait plutĂŽt bonne : il suffit de regarder mon visage sur les photos. đ
Ce sont aussi ces souvenirs que nous voulons garder.
Pas uniquement les grandes sorties ou les Ă©vĂ©nements importants, mais le quotidien tel quâil Ă©tait rĂ©ellement : nos idĂ©es parfois un peu bricolĂ©es, les adaptations de Papa et tous ces moments oĂč lâon essayait simplement de rendre la vie plus douce et plus amusante.
Parce quâavec un peu dâimaginationâŠ
mĂȘme lâheure du bain peut devenir une sĂ©ance cinĂ©ma. đŹđ
đ Un petit moment du quotidien avec ClĂ©mence.
Modificato 21 agosto 2026
Parfois, pour les repas, il fallait trouver la petite astuce qui rendait les choses plus simples.
Et chez moi, quoi de mieux quâun dessin animĂ© Ă la tĂ©lĂ© ? đ
Pendant que mon attention Ă©tait captivĂ©e par lâĂ©cran, Maman pouvait tranquillement mâaider Ă manger, cuillĂšre aprĂšs cuillĂšre.
Ce sont des scĂšnes trĂšs ordinaires, mais elles racontent bien notre quotidien : observer ce qui fonctionne, sâadapter et utiliser tous les petits moyens possibles pour rendre les moments plus faciles et plus agrĂ©ables.
Sur ces photos, il nây a rien dâextraordinaire.
Juste Maman, moi, un petit pot⊠et probablement un dessin animĂ© que je ne voulais surtout pas quitter des yeux. đ
Avec le recul, ce sont justement ces images que lâon aime retrouver.
Parce que mon histoire sâest aussi construite dans ces petits moments rĂ©pĂ©tĂ©s chaque jour, avec beaucoup de patience, dâimagination et de complicitĂ©.
đ Un repas devant la tĂ©lĂ©, tout simplement.
Modificato 21 agosto 2026
Une sortie au parc, cela peut sembler tout simple.
Mais pour moi, câest aussi une maniĂšre de dĂ©couvrir mon environnement autrement.
Lâherbe sous les mains, le vent dans les cheveux, les arbres au-dessus de moi, les bruits autour, la lumiĂšre, les odeurs⊠Tout devient une source de sensations et de curiositĂ©.
Je regarde, je touche, je mâapproche, jâobserve.
Et parfois, je fais aussi un peu le clown devant lâobjectif. đ
Ces moments Ă lâextĂ©rieur sont importants, parce quâils me permettent dâexplorer le monde Ă mon rythme, sans forcĂ©ment chercher une activitĂ© compliquĂ©e.
Juste ĂȘtre dehors.
Sentir lâherbe, profiter du soleil, regarder ce qui bouge autour de moi et dĂ©couvrir de nouvelles sensations.
Avec moi, Papa a vite compris que lâon pouvait apprendre et sâĂ©veiller partout.
Pas forcément derriÚre une table ou avec un exercice bien défini.
Parfois, un simple coin dâherbe devient dĂ©jĂ un formidable terrain de dĂ©couverte.
Et vu ma tĂȘte sur les photos, je crois que cette exploration-lĂ me plaisait plutĂŽt bien. đ
đ Un aprĂšs-midi au parc, Ă dĂ©couvrir le monde Ă ma façon.
Modificato 21 agosto 2026
Parfois, les meilleurs souvenirs commencent par quelque chose de trĂšs simple :
« Et si on allait à la piscine ? »
Sur le papier, rien de compliqué.
Sauf que chez nous, il y avait une grande famille, beaucoup dâenfants, les sacs, les serviettes, les affaires de piscine⊠et une voiture qui, elle, nâavait pas vraiment grandi avec nous ! đ
Alors on sâorganisait.
On se serrait un peu, on trouvait une place pour chacun, on chargeait tout ce quâil fallait et nous voilĂ partis.
Et une fois arrivés, tout le reste disparaissait.
Dans lâeau, je pouvais profiter autrement. Ătre portĂ©e, sentir mon corps plus lĂ©ger, bouger avec davantage de liberté⊠et surtout partager un vrai moment avec les autres.
Sur les photos, pas besoin de beaucoup dâexplications : mon sourire raconte le reste.
Ces sorties Ă©taient importantes parce quâelles ressemblaient finalement Ă celles de beaucoup dâautres familles.
On prépare les affaires. On essaie de faire rentrer tout le monde dans la voiture. On oublie probablement quelque chose. On rigole. Et on profite.
Le handicap Ă©tait lĂ , bien sĂ»r. Il fallait parfois prĂ©voir davantage, adapter, porter, aiderâŠ
Mais il ne devait pas prendre toute la place.
Ce jour-là , nous étions simplement une famille partie passer un bon moment à la piscine.
đ Une grande famille, une petite voiture, beaucoup de logistique⊠et de trĂšs beaux souvenirs.
Modificato 21 agosto 2026
Sur le papier, le jeu est simple : attraper les baballes.
Dans la rĂ©alité⊠avec la stĂ©rĂ©otypie de mes mains, câest une autre histoire. đ
Mes mains ont parfois leur propre programme. Elles reviennent vers ma bouche, se croisent, se cherchent⊠alors quâautour de moi il y a toutes ces balles roses et bleues qui ne demandent quâĂ ĂȘtre attrapĂ©es.
Et pourtant, jâessaie.
Je regarde, je touche, jâen rĂ©cupĂšre une, puis une autre mâĂ©chappe.
Ce qui paraĂźt ĂȘtre un geste tout simple peut demander chez moi beaucoup de concentration. Câest aussi cela, le syndrome de Rett : avoir envie de faire quelque chose, mais devoir parfois se battre avec son propre corps pour y arriver.
Alors Papa continue de remplir le bac de baballes, et moi je continue dâessayer. đ
Parce quâau fond, ce qui compte ce nâest pas le nombre de balles attrapĂ©es.
Câest dâavoir envie de jouer.
đ StĂ©rĂ©otypie des mains : 1 â Baballes : pas encore battues !
Modificato 21 agosto 2026
Quand jâĂ©tais petite, jâĂ©tais trĂšs fragile.
Mon enfance, ce ne sont donc pas seulement les jeux, les sorties, les moments à la maison et les éclats de rire.
Il y a eu aussi beaucoup de passages en pédiatrie, et parfois en réanimation.
Des chambres dâhĂŽpital, des machines autour de moi, des fils, de lâoxygĂšne, des examens⊠et Papa et Maman qui restaient lĂ , Ă cĂŽtĂ© de moi.
Sur certaines photos, je suis entourĂ©e de mes peluches. Parce que mĂȘme Ă lâhĂŽpital, on essayait de garder un petit morceau de la maison avec nous. Une poupĂ©e, un jouet, quelque chose de familier pour rendre ces journĂ©es un peu moins difficiles.
Quand on regarde ces images plusieurs années aprÚs, elles racontent une partie importante de mon histoire.
Il y a eu des moments oĂč il fallait simplement attendre.
Attendre que ça aille mieux. Attendre que les constantes remontent. Attendre de pouvoir quitter la réanimation, puis le service de pédiatrie⊠et enfin rentrer à la maison.
Pour mes parents, cela voulait aussi dire apprendre Ă vivre avec cette inquiĂ©tude permanente qui accompagne parfois la grande fragilitĂ© dâun enfant.
Mais derriĂšre les tuyaux et les machines, jâĂ©tais toujours ClĂ©mence.
Avec mon regard, mes peluches, mon caractĂšre et cette envie de retrouver ma maison dĂšs que possible.
Ces passages Ă lâhĂŽpital font partie de mon parcours. Je ne veux pas les cacher dans mon portrait, parce que raconter mon histoire, câest aussi raconter ces moments plus difficiles.
Et puis il y a cette derniĂšre photoâŠ
Assise dans mon lit, toujours avec ma petite poupée rose à cÎté de moi.
Un peu fatiguĂ©e peut-ĂȘtre, mais dĂ©jĂ debout Ă ma maniĂšre.
đ Une partie moins lĂ©gĂšre de mon enfance, mais une partie de mon histoire malgrĂ© tout.
Modificato 21 agosto 2026
Un vide-grenier, câest un peu comme une grande chasse au trĂ©sor.
Des vĂȘtements, des jouets, des objets de toutes sortes⊠et surtout beaucoup de choses Ă regarder et Ă toucher.
Ce jour-lĂ , je profite de la balade avec Maman. InstallĂ©e dans mon fauteuil, jâobserve les stands, les gens qui passent et tout ce petit monde qui sâagite autour de moi.
Et puis, forcĂ©ment, il y a toujours un objet qui attire mon attention. đ
Pour moi, ces sorties sont aussi une façon de dĂ©couvrir lâextĂ©rieur, de rencontrer du monde et de sortir du quotidien.
Pas besoin dâune activitĂ© extraordinaire.
Un vide-grenier, quelques trouvailles, une promenade en famille⊠et encore un petit souvenir à ajouter à mon histoire.
đ ClĂ©mence en balade au vide-grenier.
Modificato 21 agosto 2026
Chez nous, parfois, il suffit de quelques dizaines de balles colorĂ©es pour transformer le salon en vĂ©ritable terrain dâexploration.
Installée au milieu de toutes ces couleurs, je peux toucher, attraper, pousser, faire rouler⊠et surtout recommencer encore et encore.
Pour moi, ce genre de jeu est bien plus quâun simple bac Ă balles.
Câest une maniĂšre de dĂ©couvrir les formes, les couleurs, les mouvements et les sensations. Certaines balles restent dans mes mains, dâautres sâĂ©chappent immĂ©diatement⊠et il faut alors essayer de les retrouver.
Papa et Maman ont toujours cherchĂ© des activitĂ©s simples que lâon pouvait adapter Ă la maison.
Et celle-ci avait un avantage Ă©norme : mettre des balles partout dans le salon en quelques secondes. đ
Bon⊠pour les ranger ensuite, Ă©trangement, jâĂ©tais beaucoup moins motivĂ©e !
đ Un petit moment de jeu, de dĂ©couverte et de âbaballesâ avec ClĂ©mence.
Modificato 21 agosto 2026
Il y avait des activitĂ©s que jâaimais beaucoupâŠ
Et puis il y avait la verticalisation.
Autant dire que ce nâĂ©tait pas mon moment prĂ©fĂ©rĂ© de la journĂ©e. đ
Installée dans mon verticalisateur, bien maintenue au niveau des jambes et du bassin, on essayait de me faire rester debout un moment.
Sur les photos, mon visage parle assez bien tout seul :
« Vous ĂȘtes vraiment obligĂ©s ? » đ
Pourtant, Papa et Maman savaient que câĂ©tait important de me proposer rĂ©guliĂšrement cette position, mĂȘme si je nâĂ©tais pas toujours trĂšs enthousiaste.
Alors on essayait de rendre le moment plus agrĂ©able : un jouet sur la tablette, quelque chose Ă regarder, un peu de musique, de lâattentionâŠ
Mais moi, jâavais surtout trĂšs envie que ça se termine. đ
CâĂ©tait aussi ça mon quotidien : des jeux, des dĂ©couvertes, beaucoup de moments joyeux⊠mais aussi des exercices et des installations que je nâaimais pas forcĂ©ment.
đ La verticalisation : utile peut-ĂȘtre⊠mais clairement pas dans mon top 10 des activitĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©es !
Modificato 21 agosto 2026
Voici quelques-unes de mes toutes premiÚres photos partagées publiquement.
JâĂ©tais encore toute petite, avec mes grands yeux curieux, mes jouets⊠et dĂ©jĂ beaucoup de monde autour de moi pour veiller sur moi.
Et parmi eux, il y avait mon super frĂšre Gabriel. â€ïž
Gabriel aimait beaucoup rester prĂšs de moi, sâinstaller Ă cĂŽtĂ© de moi, me regarder, jouer avec moi et simplement partager ces petits moments du quotidien.
Sur ces photos, rien dâextraordinaire en apparence : deux enfants installĂ©s tranquillement sur le canapĂ©.
Mais pour nous, elles racontent beaucoup plus.
Elles racontent un frĂšre et une sĆur, une complicitĂ© qui se construit, de la tendresse et ces instants tout simples que lâon photographie sans savoir Ă quel point ils deviendront prĂ©cieux avec le temps.
Et puis il y avait moi, dĂ©jĂ trĂšs intĂ©ressĂ©e par lâappareil photo. đ
đ Mes premiers souvenirs partagĂ©s, et surtout quelques-uns de mes premiers moments avec mon super grand frĂšre Gabriel.
Modificato 21 agosto 2026
Devant lâappareil photo, moi aussi je sais prendre la pose !
Un petit regard sur le cĂŽtĂ©, les cheveux en bataille, quelques jouets autour de moi⊠et me voilĂ prĂȘte pour la sĂ©ance photo. đž
Bon, jâai quand mĂȘme une spĂ©cialitĂ© : les mains dans la bouche. đ
Chez moi, ce geste revient trĂšs souvent. Il fait partie de mes stĂ©rĂ©otypies liĂ©es au syndrome de Rett. MĂȘme lorsque Papa essaie dâattirer mon attention avec un jouet ou de me faire prendre la pose, mes mains retrouvent rapidement leur chemin prĂ©fĂ©rĂ©.
Mais cela ne mâempĂȘche pas dâavoir mes expressions, mes sourires et mon petit caractĂšre.
Et quand je dĂ©cide de faire ma star, je fais ma star jusquâau bout ! đ
Parce quâau milieu de toutes ces difficultĂ©s, il y a surtout moi : ClĂ©mence, mes mimiques, mes habitudes⊠et cette façon bien Ă moi de poser devant lâobjectif.
đ Les mains dans la bouche, peut-ĂȘtre⊠mais toujours avec style !